21 décembre 2006
Classement Européen des régions les plus innovantes (CORDIS)
Le Service Communautaire d'Information sur la Recherche et le Développement (CORDIS) vient de publier la liste des régions les plus innovantes en Europe.
Les résultats sont synthétisés dans un article du Figaro ici. L’étude complète et sa méthodologie (classement effectué à partir du budgets de Recherche et Développement publics ou privés, le nombre d'employés dans les industries de pointe, ou encore le nombre de brevet déposés) sont disponibles ici. Pour info, la région des Pays de Loire est 106ème et la 1ère région Française, l’Ile de France est placée 9ème.
A comparer avec cette carte de l’année précédente (2005) retraçant les pays les plus innovants en Europe :
Relatime
Vu sur Outils froids. Marc de Fouchécourt, intervenant en knowledge management à l'ISTIA, développe un concept appelé Relatime, qui consiste en un nouveau moyen de lire (peut être même d'appréhender) l'heure. Le site a été lancé au mois de mai et propose notamment de télécharger gratuitement ces horloges d'un nouveau concept : les minutes se lisent relativement par rapport à la position de l'heure et non par rapport au référentiel fixe de l'horloge... enfin c'est plus simple et intuitif sur un exemple concret.
- Le site de relatime.
- Le blog de Marc de Fouchécour.
20 décembre 2006
Une nouvelle "Santé" à relayer
Bonjour à tous,
Au dela du cadre de l'intelligence économique, je relaye cette news qui fait partis du cadre de la veille societale.
Je ne vais pas écrire un long discours mais juste coller l'article que j'ai trouvé, cet article étant libre de droit.
"Information de dernière minute :
Un carambolage impliquant une dizaine de voitures a eu lieu sur la
route de ZéroLand. Les secours dépêchés sur place nous ont communiqué
des chiffres malheureux. Douze personnes ont été légèrement blessées et
deux autres sont décédées, l'une sur le coup et l'autre lors des
premiers traitements. En effet, les secours ont dû appliquer des soins
d'urgence à cette dernière qui y a mal réagi. En l'absence de documents
pouvant les informer, ils n'ont rien pu faire d'autre ...
Une situation bien compliquée
Vous le savez, le corps humain est une machine complexe que la médecine n'a pas encore totalement maîtrisé. Certains d'entre nous ont des problèmes de santé qui leur imposent des traitements particuliers. D'autres ont subi des opérations délicates qui les empêchent de faire tout ce qu'ils souhaiteraient. Même si la plupart d'entre nous n'ont rien de spécial à reprocher à leur santé, c'est loin d'être le cas de tout le monde.
D'après un ambulancier de mon entourage, les secours n'ont pas accès à toutes ces informations ou du moins pas toujours immédiatement. De plus, comme personne ne se balade en permanence avec son carnet de santé ou un quelconque document pouvant attester des problèmes de santé qu'il a déjà connus, il leur est très difficile de savoir quels sont les soins les plus appropriés dans l'urgence.
Une idée anglaise
Un infirmier anglais ayant constaté qu'il est plus probable de trouver quelqu'un ayant son téléphone portable sur lui plutôt que ses papiers médicaux a émis l'idée d'utiliser ces petits bijoux pour servir leur cause.
L'idée est très simple et ne nécessite rien que l'on ne puisse faire avec son téléphone. Elle l'est tellement que toute la presse anglaise a transmis le message et qu'il est même parvenu de l'autre côté de l'Atlantique !

Il s'agit d'utiliser son répertoire téléphonique pour indiquer le numéro de téléphone des personnes à joindre en cas d'urgence. Afin de permettre aux secours de trouver rapidement ces numéros, ils ont instauré la norme suivante : le numéro doit commencer par "ICE". Si vous souhaitez en mettre plusieurs, il suffit d'ajouter un détail après ce préfixe comme par exemple un numéro (ICE1, ICE2 ...) ou un mot (ICE justine, ICE maman ...)
Simple, isn't it ? (traduction : Simple n'est-ce pas ?)
Mais, en France ?
Toujours en relation avec les secours, la première chose dont j'ai
entendu parler qui se rapproche de ce sujet est la carte Vitale 2.
Celle-ci, en plus de permettre aux médecins d'accéder à vos anciens
dossiers et à la sécurité sociale de vous rembourser correctement,
stockerait des informations importantes comme votre groupe sanguin ou
vos allergies médicamenteuses.
Malheureusement, cette nouvelle mouture de la carte verte bien
connue des français n'est qu'à l'état de projet balbutiant. Il faudra
donc attendre plusieurs années avant de pouvoir la mettre dans votre
portefeuille.
Que faire dans ce cas ? Imitons les anglais !
Sauvez votre vie
La méthode utilisée serait la même que la méthode anglaise mais dans notre belle langue :
- Prenez votre téléphone portable.
- Créez une nouvelle entrée dans votre répertoire.
- Donnez-lui un nom commençant par "ECU". Par exemple, "ECU maman" ou "ECU papa".
- Mettez-y le numéro de téléphone de la personne à contacter en cas d'urgence. Cela peut être quelqu'un qui vous connaît très bien ou qui peut avoir accès à votre dossier médical. Vos parents ou votre médecin traitant feront bien l'affaire.
Vous pouvez ajouter autant de numéros ECU que vous le souhaitez mais pensez qu'il faut bien les sélectionner. Un pompier ou un ambulancier ne s'amusera pas à téléphoner à tous vos contacts !
Vous êtes libre de mettre le sigle que vous préférez (ECU, ICE ou même SOS comme certains le proposent) mais l'idéal serait de fixer un et un seul sigle dans votre pays.
Mais est-ce que ça marche ?
C'est ici que l'affaire se corse. Pour que ça fonctionne il faut que la chose se répande !
La santé publique compte sur vous !
Parlez-en à vos amis, à vos enseignants, à vos parents ! Dites-leur de
faire tourner l'information ! Bloggez-la ! Newsez sur votre site
personnel ! Plus cette initiative prendra de l'ampleur et plus de vies
seront sauvées !
Imaginez qu'un de vos amis ne soit pas au courant et qu'il lui arrive quelque chose ...
"
Cette news à été trouvée sur http://www.siteduzero.com/index.php
Personnellement j'ai adhéré à cette idée et me suis jeté sur mon téléphone. Qui sait cela me servira peut etre un jours...
19 décembre 2006
Apprendre à apprendre
Je vous ai déjà parlé de Tony Buzan et de ses différents points de vue sur le développement personnel (mémoire, lecture rapide, prise de notes, tout ça tout ça). Aucune de ces techniques n'est une fin en soi : elles ne servent à rien en tant que tel, sinon à apprendre de manière efficace. Mais pourquoi donc durant la vingtaine d'années que j'ai consacré à mes études, on ne m'a parlé de ces techniques qu'une seule fois ? Et pourquoi la dernière année ? Pourquoi suis-je obligé maintenant, alors que je suis censé avoir fini mes études, de commencer à apprendre à apprendre ? Pourquoi ne m'a-t-on pas enseigné ces techniques en primaire, ce qui m'aurait permis de les avoir totalement intégrées aujourd'hui et de les utiliser sans aucun effort conscient, et ce qui m'aurait fait économiser beaucoup d'efforts ? De quoi a-t-on peur, en France, pour ne pas intégrer les résultats des progrès scientifiques dans la façon d'enseigner ?
Je ne parle pas ici de réformes du système éducatif français comme il en est beaucoup discuté, du fait qu'il soit méritocratique plutôt que corporatiste, de la manière de résoudre les inégalités de chances des élèves aux vues de leurs inégalités sociales, ou toute autre question notamment abordée sur le site debat2007.
Je parle juste, simplement, de s'appuyer sur les progrès scientifiques dans la connaissance du fonctionnement de notre cerveau. Et mettre à niveau les méthodes d'apprentissage en fonction de ces avancées.
Quel risque y a-t-il à enseigner des méthodes qui permettent de lire 800 mots de plus par minutes, de se remémorer efficacement les leçons apprises, d'apprendre une bonne fois pour toutes les capitales de tous les pays du Monde (juste un exemple), de rendre l'acquisition du savoir plus attrayante, de favoriser les échanges d'idées, d'augmenter la créativité ?
Le Times vient de nous élire l'Homme de l'année, étant à l'origine de l'ère de l'information, et pourtant rien n'est fait à la base pour acquérir efficacement cette information. Actuellement encore, à l'école, on nous apprend, mais on ne nous apprend pas à apprendre. Tout ça alors même que la quantité de savoirs accumulés en déhors de l'école ne cesse de prendre de l'importance.
Alors ?
18 décembre 2006
Google se met aux brevets!
Je reprend une news qui circule pas mal depuis ce week-end:
Google a mis en place un moteur de recherche brevet: Google Patent Search
en version bêta actuellement.
Après les livres, Google s'attaque à la recherche brevet en proposant son moteur de recherche sur la base de données de l'USPTO, soit 7 millions de brevets que vous pouvez recherchez via Google (dont l'interface est plus agréable que celle de l'USPTO).
Bien sûr, c'est la fonction recherche avancée qui est la plus intéressante: par titre, inventeur, numéro de brevet, classification US et international, ... mais destinée à un public plutôt averti. En effet, connaître les codes des classifications de mémoire n'est pas, comment dire, une sinécure!
L'affichage des résultats est également surprenant: abstract, claims, brevets citants et cités, l'essentiel y est à mon sens.
Google arrivera-t-il à répéter cette opération avec les autres offices des brevets (OEB, INPI ou encore le Japan Patent Office, etc.)? A suivre...
Et comment les grandes bases de données de brevets payantes (et à forte valeur ajoutée) comme Derwent voient cette arrivée de Google sur le marché de la recherche brevet? Les remplacera-t-il? A cette question, il faut s'attendre à quelques débats intéressants dans la communauté des professionnels de l'information.
16 décembre 2006
Internet et déontologie
J'ai hésité à amener ici cet article que j'ai déjà publié sur un autre blog, mais dans la mesure où il concerne l'usage d'internet, il me semble qu'il a sa place.
Mon métier m'amène à être
relativement beaucoup sur Internet. Tout le monde sait que l'on y
trouve pas mal de choses dessus. Des sympas et des pas sympas, et
beaucoup d'autres encore...
Lors d'une de mes "pérégrinations" sur
une de mes passions, la musique, je suis tombé sur un truc qui renvoie
aux raisons qui poussent à écrire sur Internet, à la mode, l'air du
temps, la fréquence pour que des internautes pointent leur flux RSS sur
le site, tout ça quoi... C'est valable pour les blogs ou sites privés,
mais pour des sites commerciaux, évidemment, la question est encore
plus cruciale.
Il y a des lois sur la contrefaçon pour essayer de la
limiter mais globalement, ça se résume un peu à pas vu, pas pris. Et
l'on ne parle même pas de la pertinence du contenu, des sources et
ainsi de suite.
Au-delà des tentatives institutionnelles et
étatiques diverses pour le contrôle d'Internet (je vous renvoie sur...
Internet sur cette question), pour l'internaute moyen et la communauté
internet, il y a tout de même un minima à respecter pour le bon usage
de cet espace. Et c’est la raison de ce post.
En faisant des recherches sur Ze Maître Mozart, je me rends compte sur un article de l’agence Reuters (en anglais) que toutes ses partitions sont rendues disponibles gratuitement sur Internet par l’intermédiaire de The International Mozart Foundation, Salzburg, Austria.
Et
comme je parle et lis plus naturellement en français, je suis donc
forcément attiré par le même sujet (tiens, c’est bizarre)… mais en
français. Je ne voyais pas de rapport direct entre le site de Génération Nouvelles Technologies et le sujet mais pourquoi pas, et c’est même tant mieux pour la diffusion de la musique classique.
En
lisant, je m’aperçois que c’est tout bêtement la traduction
quasi-littérale de l’article anglais – le titre y compris. Je regarde
les auteurs et curieusement, ce ne sont pas les mêmes. Je relis mais
non… vous allez sur Babelfish et zou, le texte est traduit (bon
d’accord, parfois avec quelques corrections à effectuer ). Je me suis
dit que j’ai peut-être oublié quelque part la référence de la source en
haut ou en bas mais… que nenni.
Je décide donc de m’inscrire sur
GNT et je mets dans les commentaires sur l’article que ce n’est pas
bien de ne pas mettre la source parce que cela s’appelle du plagiat,
globalement. Non satisfait de mon truc je décide d’envoyer un courrier
aux administrateurs du site et là c’est stupeur : l’auteur de l’article
en français est le rédacteur en chef du site !
La réponse m’arrive
plus tard en notifiant que la référence est dans l’article. Oui,
excepté que le paragraphe n’est qu’un bout de l’article qui est donc
une traduction.
Et là ça devient « comique » parce que j’en viens au début de mon topic :p
-
La personne me dit qu’elle y a apportée une valeur ajoutée parce
qu’elle y a rajouté un hyperlien sur le site de la Fondation. Monsieur
a l’outrecuidance de me dire qu’il n’a pas tout retranscrit. Ouais…
Depuis quand est-ce réécrire un article que de le tronquer ? Et les
internautes sont-ils si imbéciles pour ne pas savoir recopier The
International Mozart Foundation in Salzburg, Austria dans un moteur de
recherche et le trouver eux-mêmes ??
- L’autre grief à son égard
était que pour tous les lecteurs de GNT, c’est son article donc s’il y
en a un autre, c’est l’autre qui copie ! Mais non, globalement, la
conversation s’est arrêtée court.
Que l’on soit clair : ce n’est pas sur la pertinence de l’article, ni sur la diffusion possible de Mozart qu’il y a souci.
Je
lui demandais simplement en gros de mettre le nom de l’auteur original
(et non par le truchement d’une référence perdue au milieu d’un article
de ceux qui en possède les droits comme indiqué à la fin de l’article
original), histoire de rendre à César ce qui est à César…
Là où ça fâche, donc, c’est le plagiat et plus fort encore, de la part d’un rédacteur en chef.
Qu’un
rédacteur quelconque le fasse, il a droit à une réprimande et il
reformule avec une vraie valeur ajoutée son article s’il ne veut pas
citer le réel auteur.
Je n’aurais même pas eu l’idée de ce post
en fait s’il a reformulé ou s’il a rajouté cet auteur en question parce
que forcément, on en arrive à ce qu’il est convenu d’appeler du naouak
! :p
En général, si l’on est Rédacteur en Chef, c’est que l’on a
fait preuve de quelques compétences intellectuelles et professionnelles
mais également humaines pour donner une vision générale à un groupe, un
motto.
Là où ça cloche, c’est lorsque le-dit rédacteur en chef non
seulement plagie et ne le reconnaît même pas mais en plus vire les
commentaires dérangeants (le mien :p ), donc sans modifier son article.
Hors de question de mettre des doutes dans la tête des lecteurs, non
mais ! :p
Question : que vaut la crédibilité du site avec une
personne de la sorte ? Voudrait-ce dire aussi que tous les autres
rédacteurs procèdent de la même manière ?
Remarquez que la
pertinence de leurs articles n’ont pas de mal à être défendues, «
éventuellement » ils ne l’auraient donc pas écrit :p
La question se pose à juste titre puisque la direction ne se dérange pas pour le faire.
Question : quelle déontologie journalistique suivent-ils avec une vision pareille de leur chef ?
Question
: Internet peut éventuellement être une grande poubelle intellectuelle
et philosophique mais si des internautes, des gens, des humains se
battent pour qu’il soit un espace libre et de valeur, est-ce pour
permettre ce genre d’(ex)action ?
Question : Quelle valeur
accorde ce rédacteur en chef aux internautes lecteurs ? je rappelle que
la V.A. dont il se prévaut c’est un hyperlien, la belle affaire !
Monsieur se pose en grand gourou de l’information et je n’ai même pas
eu envie d’aller voir ses autres productions ( ?) mais le fait de
donner une information justifie-t-elle n’importe quoi ?
Pour la
forme, j’ai envoyé un courrier chez Reuters en leur demandant juste de
comparer les hyperliens (le leur et celui du plagiaire) puisque ce
n’est pas à moi de demander réparation (si tant est qu’il y ait
réparation à effectuer, peut-être ont-ils des accords).
Je n’ai pas non plus de réponses aux questions que j’ai posées puisqu’après tout chacun utilise Internet comme il l’entend.
En
revanche, j’ai à réagir lorsque de telles anomalies se produisent parce
que si des cadres dirigeants font n’importe quoi, les conséquences sont
lourdes derrière et ça ne vaut pas simplement pour un vulgaire article
parmi des milliards, c’est pour tout.
Et ma foi, ce sont d’innombrables gouttes qui font l’océan.
Est-ce vraiment une faiblesse humaine de croire que le sens des responsabilités ne se soit pas volatilisé ?
(Sur la contrefaçon)
Don Shoob QuiShoote
15 décembre 2006
Capitalisons nos idées géniales…
Dans une autre mesure, le phénomène est le même en entreprise. Des collaborateurs sont confrontés à des difficultés et cherchent des idées pour les résoudre. D’autres ont des idées qui ne leur sont pas utiles directement ou à un instant donné. La société I-nova a développé une plateforme Intranet qui offre la possibilité de manager des idées et des innovations. NovaGo est composé de trois modules : Innovation Network pour l’animation du réseau d’innovateurs, Innovation Process pour le suivi des innovations et le pilotage du processus, Innovation Finder pour la recherche des solutions et la localisation des expertises. Il est ainsi possible de collecter des idées, mémoriser des innovations, impliquer l’ensemble du personnel, disposer d’un savoir-faire technique...Et vous savez l’importance de partager ses idées et capitaliser ses expériences pour favoriser l’innovation !
Au moment de noël, il est assez fréquent que l’on se dise : « Oh, je n’ai pas d’idée pour un tel » ou « Cela est une bonne idée, il faut la conserver pour la prochaine fois ».
08 décembre 2006
Brevet Communautaire Vs accord de Londres
Avec 31 pays contractants au système de brevet Européen actuel et pratiquement autant de langues différentes, la traduction des brevets dans chacune des langues des pays cibles telle qu’elle est imposée par l’OEB devient un véritable problème. Les PME Françaises ne peuvent plus suivre la concurrence Américaine et Japonaise en matière de protection intellectuelle.
« 40 % des PME industrielles françaises affirment renoncer à déposer à l'OEB en raison du coût, désormais l'un des principaux freins à son utilisation par les innovateurs français ! Au total, le brevet européen coûte quatre à cinq fois plus cher qu'un brevet américain et trois fois plus qu'un brevet japonais. »
Article du Figaro : Brevets : L'innovation sacrifiée au nom de la langue
06 décembre 2006
Change the world, make it another place, d'après Ray Kurzweil
La
singularité, c'est le point à partir duquel les progrès technologiques
vont croitre tellement rapidement qu'il nous est impossible de prédire
ce qu'il se passera vraiment... La singularité, c'est aussi le point où
les machines deviendront capable de penser par elles-mêmes et
surpasseront l'homme en intelligence. A nous Robocop en vrai, à nous
Terminator en vrai, la guerre contre l'Homme et la Machine,
l'exploitation de l'Homme par la Machine comme dans Matrix, en vrai !
De premier abord ce point de singularité aurait plutôt tendance à nous faire peur donc. Mais c'est que nous avons tendance à nous imaginer, nous Homme, comme immuable. Déjà ça nous embête bien qu'un autre "truc" puisse être plus intelligent que nous (même Asimov, considéré quand même comme le pape de la SF, n'a pas osé franchir le cap de rendre les robots plus intelligents que les hommes), mais en plus on n'imagine pas que l'on puisse nous aussi évoluer.
Alors que si ! justement ! nous continuons d'évoluer, et les progrès
technologiques feront très sûrement bientôt parti de notre évolution,
comme le hasard génétique l'a fait depuis l'apparition de la vie sur
Terre.
Ce graphique est aussi présent dans le livre de Ray Kurzweil, The Singularity is Near. Il montre l'équivalence des performances des machines au cours du XXeme siècle et du début du XXIeme, par rapport au monde biologique. D'après ce graphique donc, les progrès technologiques croissants nous placeraient le point de singularité un peu avant 2030.
Je suis en train de lire The Singularity is Near, et autant vous dire que même si j'imaginais déjà des trucs fous dans le futur, j'étais loin de penser au quart de ce que décrit ce sacré Raymond. C'est bien simple, rien qu'au sommaire (qui fait bien ses 8 pages) on en prend plein les dents. Au hasard des idées exposées qui me reviennent à l'esprit, il y a :
- la compréhension totale du fonctionnement du cerveau et son
téléchargement sur un ordinateur, l'homme pourrait ainsi se
dématérialiser et voyager uniquement sous une forme immatérielle, en
tant qu'information, puis se matérialiser ensuite sous la forme désirée
(par exemple un papillon !)
- le fait qu'un simple caillou pourra être 10 000 milliards de fois plus intelligent que tous les cerveaux humains réunis et stocker autant d'information que des dizaines de millions de civilisations humaines... tout cela sans consommer d'énergie
- la possibilité de réduire l'effet de l'âge, de le stabiliser, et même de l'inverser
- courir un sprint pendant 15 minutes tout en n'ayant pris qu'une seule respiration
- devenir ubiquite
- étendre ses capacités intellectuelles grâce à la nanotechnologie
- apprendre instantanément
Pour les gens que cela intéresse, notre ami Ray à un site web qui parle entre autre d'Intelligence Artificielle et sur lequel vous pourrez discuter avec la jeune Ramona. Le site fournit aussi un fil RSS riche en info concernant les avancées technologiques et progrès sur l'Intelligence Artificielle.
technorati tags:innovation, futur, technologie
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05 décembre 2006
La France gonflée à l'immatériel !
Suite à la demande du ministre de l'Economie et des Finances (mars 2006), une étude portant sur l'économie de l'immatériel vient d'être publiée. Très bien... !
Pour résumer :
"Aujourd’hui, la véritable richesse n’est pas concrète, elle est abstraite. Elle n’est pas matérielle, elle est immatérielle. C’est désormais la capacité à innover, à créer des concepts et à produire des idées qui est devenue l’avantage compétitif essentiel."
La France vient-elle de comprendre officiellement que l'innovation, l'art, les services, la connaissance, les brevets, l'industrie du logiciel... (la liste est longue) sont des trésors ? Heureusement non, le rapport établit seulement en réalité l'état de cette récente économie est conclue qu'elle "recèle un potentiel de croissance considérable". Aussi, comme il serait dommage de ne pas bénéficier des compétences nationales, le document présente dans sa troisième partie un ensemble de recommandations à l'attention du gouvernement (et des gouvernements futurs, sur 10 ans). Le but étant d'adapter notre pays à cette économie.
Notons en guise d'exemple quelques points :
- Favoriser l'innovation (p. 132), le recours au brevet est seulement un moyen de défense, pourtant les dispositifs fiscaux favorisent les innovations brevetées... Une recommandation est donc écrite à ce sujet.
- L'édition de logiciels (p. 140), recommandation n° 37 : faire des "industries utilisatrices"
- etc...
La France est donc virtuellement riche, il serait temps de matérialiser l'immatériel par quelques embauches, et plus de profit. Certains n'ont pas attendu cette étude pour commencer et oser... la vague Web 2.0 en fait certainement partie (cocorico pour NetVibes, Wikio etc...). D'autres exemples ?
Sources :






