09 mars 2007
Captain America, RIP
En soi, on ne devrait pas trouver ce genre de news ici. La raison est juste l'écart de valeur des informations qui nous renvoie à un dicton bien connu : "vérité en-deça des pyrénées, mensonge au-delà" :), et accessoirement donc sur les tendances de veille ou d'I.E, etc et toussa toussa quoi.
Il est 14.11 et je viens de voir sur une news du Monde Culture que Captain America est dead tué par un sniper. C'est rare qu'un super-héros meure et lorsque non seulement il porte un nom pareil et qu'il a été créé à l'origine pour combattre le fascisme, c'est vrai quand même que cela mérite d'être notifié.
Et là, devinez quoi ? Autant sur les sites et blogs amerloques on en voit plein, ben sur les sites français... nada ! Du coup j'en reviens à mon début :p La mort de Captain America n'est annoncée que par le Monde "Culture".
Finalement, culture ou pas culture ? J'adore !
Rectification : les sites de BD au-moins ont en parlé :p
19 décembre 2006
Apprendre à apprendre
Je vous ai déjà parlé de Tony Buzan et de ses différents points de vue sur le développement personnel (mémoire, lecture rapide, prise de notes, tout ça tout ça). Aucune de ces techniques n'est une fin en soi : elles ne servent à rien en tant que tel, sinon à apprendre de manière efficace. Mais pourquoi donc durant la vingtaine d'années que j'ai consacré à mes études, on ne m'a parlé de ces techniques qu'une seule fois ? Et pourquoi la dernière année ? Pourquoi suis-je obligé maintenant, alors que je suis censé avoir fini mes études, de commencer à apprendre à apprendre ? Pourquoi ne m'a-t-on pas enseigné ces techniques en primaire, ce qui m'aurait permis de les avoir totalement intégrées aujourd'hui et de les utiliser sans aucun effort conscient, et ce qui m'aurait fait économiser beaucoup d'efforts ? De quoi a-t-on peur, en France, pour ne pas intégrer les résultats des progrès scientifiques dans la façon d'enseigner ?
Je ne parle pas ici de réformes du système éducatif français comme il en est beaucoup discuté, du fait qu'il soit méritocratique plutôt que corporatiste, de la manière de résoudre les inégalités de chances des élèves aux vues de leurs inégalités sociales, ou toute autre question notamment abordée sur le site debat2007.
Je parle juste, simplement, de s'appuyer sur les progrès scientifiques dans la connaissance du fonctionnement de notre cerveau. Et mettre à niveau les méthodes d'apprentissage en fonction de ces avancées.
Quel risque y a-t-il à enseigner des méthodes qui permettent de lire 800 mots de plus par minutes, de se remémorer efficacement les leçons apprises, d'apprendre une bonne fois pour toutes les capitales de tous les pays du Monde (juste un exemple), de rendre l'acquisition du savoir plus attrayante, de favoriser les échanges d'idées, d'augmenter la créativité ?
Le Times vient de nous élire l'Homme de l'année, étant à l'origine de l'ère de l'information, et pourtant rien n'est fait à la base pour acquérir efficacement cette information. Actuellement encore, à l'école, on nous apprend, mais on ne nous apprend pas à apprendre. Tout ça alors même que la quantité de savoirs accumulés en déhors de l'école ne cesse de prendre de l'importance.
Alors ?
16 décembre 2006
Internet et déontologie
J'ai hésité à amener ici cet article que j'ai déjà publié sur un autre blog, mais dans la mesure où il concerne l'usage d'internet, il me semble qu'il a sa place.
Mon métier m'amène à être
relativement beaucoup sur Internet. Tout le monde sait que l'on y
trouve pas mal de choses dessus. Des sympas et des pas sympas, et
beaucoup d'autres encore...
Lors d'une de mes "pérégrinations" sur
une de mes passions, la musique, je suis tombé sur un truc qui renvoie
aux raisons qui poussent à écrire sur Internet, à la mode, l'air du
temps, la fréquence pour que des internautes pointent leur flux RSS sur
le site, tout ça quoi... C'est valable pour les blogs ou sites privés,
mais pour des sites commerciaux, évidemment, la question est encore
plus cruciale.
Il y a des lois sur la contrefaçon pour essayer de la
limiter mais globalement, ça se résume un peu à pas vu, pas pris. Et
l'on ne parle même pas de la pertinence du contenu, des sources et
ainsi de suite.
Au-delà des tentatives institutionnelles et
étatiques diverses pour le contrôle d'Internet (je vous renvoie sur...
Internet sur cette question), pour l'internaute moyen et la communauté
internet, il y a tout de même un minima à respecter pour le bon usage
de cet espace. Et c’est la raison de ce post.
En faisant des recherches sur Ze Maître Mozart, je me rends compte sur un article de l’agence Reuters (en anglais) que toutes ses partitions sont rendues disponibles gratuitement sur Internet par l’intermédiaire de The International Mozart Foundation, Salzburg, Austria.
Et
comme je parle et lis plus naturellement en français, je suis donc
forcément attiré par le même sujet (tiens, c’est bizarre)… mais en
français. Je ne voyais pas de rapport direct entre le site de Génération Nouvelles Technologies et le sujet mais pourquoi pas, et c’est même tant mieux pour la diffusion de la musique classique.
En
lisant, je m’aperçois que c’est tout bêtement la traduction
quasi-littérale de l’article anglais – le titre y compris. Je regarde
les auteurs et curieusement, ce ne sont pas les mêmes. Je relis mais
non… vous allez sur Babelfish et zou, le texte est traduit (bon
d’accord, parfois avec quelques corrections à effectuer ). Je me suis
dit que j’ai peut-être oublié quelque part la référence de la source en
haut ou en bas mais… que nenni.
Je décide donc de m’inscrire sur
GNT et je mets dans les commentaires sur l’article que ce n’est pas
bien de ne pas mettre la source parce que cela s’appelle du plagiat,
globalement. Non satisfait de mon truc je décide d’envoyer un courrier
aux administrateurs du site et là c’est stupeur : l’auteur de l’article
en français est le rédacteur en chef du site !
La réponse m’arrive
plus tard en notifiant que la référence est dans l’article. Oui,
excepté que le paragraphe n’est qu’un bout de l’article qui est donc
une traduction.
Et là ça devient « comique » parce que j’en viens au début de mon topic :p
-
La personne me dit qu’elle y a apportée une valeur ajoutée parce
qu’elle y a rajouté un hyperlien sur le site de la Fondation. Monsieur
a l’outrecuidance de me dire qu’il n’a pas tout retranscrit. Ouais…
Depuis quand est-ce réécrire un article que de le tronquer ? Et les
internautes sont-ils si imbéciles pour ne pas savoir recopier The
International Mozart Foundation in Salzburg, Austria dans un moteur de
recherche et le trouver eux-mêmes ??
- L’autre grief à son égard
était que pour tous les lecteurs de GNT, c’est son article donc s’il y
en a un autre, c’est l’autre qui copie ! Mais non, globalement, la
conversation s’est arrêtée court.
Que l’on soit clair : ce n’est pas sur la pertinence de l’article, ni sur la diffusion possible de Mozart qu’il y a souci.
Je
lui demandais simplement en gros de mettre le nom de l’auteur original
(et non par le truchement d’une référence perdue au milieu d’un article
de ceux qui en possède les droits comme indiqué à la fin de l’article
original), histoire de rendre à César ce qui est à César…
Là où ça fâche, donc, c’est le plagiat et plus fort encore, de la part d’un rédacteur en chef.
Qu’un
rédacteur quelconque le fasse, il a droit à une réprimande et il
reformule avec une vraie valeur ajoutée son article s’il ne veut pas
citer le réel auteur.
Je n’aurais même pas eu l’idée de ce post
en fait s’il a reformulé ou s’il a rajouté cet auteur en question parce
que forcément, on en arrive à ce qu’il est convenu d’appeler du naouak
! :p
En général, si l’on est Rédacteur en Chef, c’est que l’on a
fait preuve de quelques compétences intellectuelles et professionnelles
mais également humaines pour donner une vision générale à un groupe, un
motto.
Là où ça cloche, c’est lorsque le-dit rédacteur en chef non
seulement plagie et ne le reconnaît même pas mais en plus vire les
commentaires dérangeants (le mien :p ), donc sans modifier son article.
Hors de question de mettre des doutes dans la tête des lecteurs, non
mais ! :p
Question : que vaut la crédibilité du site avec une
personne de la sorte ? Voudrait-ce dire aussi que tous les autres
rédacteurs procèdent de la même manière ?
Remarquez que la
pertinence de leurs articles n’ont pas de mal à être défendues, «
éventuellement » ils ne l’auraient donc pas écrit :p
La question se pose à juste titre puisque la direction ne se dérange pas pour le faire.
Question : quelle déontologie journalistique suivent-ils avec une vision pareille de leur chef ?
Question
: Internet peut éventuellement être une grande poubelle intellectuelle
et philosophique mais si des internautes, des gens, des humains se
battent pour qu’il soit un espace libre et de valeur, est-ce pour
permettre ce genre d’(ex)action ?
Question : Quelle valeur
accorde ce rédacteur en chef aux internautes lecteurs ? je rappelle que
la V.A. dont il se prévaut c’est un hyperlien, la belle affaire !
Monsieur se pose en grand gourou de l’information et je n’ai même pas
eu envie d’aller voir ses autres productions ( ?) mais le fait de
donner une information justifie-t-elle n’importe quoi ?
Pour la
forme, j’ai envoyé un courrier chez Reuters en leur demandant juste de
comparer les hyperliens (le leur et celui du plagiaire) puisque ce
n’est pas à moi de demander réparation (si tant est qu’il y ait
réparation à effectuer, peut-être ont-ils des accords).
Je n’ai pas non plus de réponses aux questions que j’ai posées puisqu’après tout chacun utilise Internet comme il l’entend.
En
revanche, j’ai à réagir lorsque de telles anomalies se produisent parce
que si des cadres dirigeants font n’importe quoi, les conséquences sont
lourdes derrière et ça ne vaut pas simplement pour un vulgaire article
parmi des milliards, c’est pour tout.
Et ma foi, ce sont d’innombrables gouttes qui font l’océan.
Est-ce vraiment une faiblesse humaine de croire que le sens des responsabilités ne se soit pas volatilisé ?
(Sur la contrefaçon)
Don Shoob QuiShoote
05 décembre 2006
La France gonflée à l'immatériel !
Suite à la demande du ministre de l'Economie et des Finances (mars 2006), une étude portant sur l'économie de l'immatériel vient d'être publiée. Très bien... !
Pour résumer :
"Aujourd’hui, la véritable richesse n’est pas concrète, elle est abstraite. Elle n’est pas matérielle, elle est immatérielle. C’est désormais la capacité à innover, à créer des concepts et à produire des idées qui est devenue l’avantage compétitif essentiel."
La France vient-elle de comprendre officiellement que l'innovation, l'art, les services, la connaissance, les brevets, l'industrie du logiciel... (la liste est longue) sont des trésors ? Heureusement non, le rapport établit seulement en réalité l'état de cette récente économie est conclue qu'elle "recèle un potentiel de croissance considérable". Aussi, comme il serait dommage de ne pas bénéficier des compétences nationales, le document présente dans sa troisième partie un ensemble de recommandations à l'attention du gouvernement (et des gouvernements futurs, sur 10 ans). Le but étant d'adapter notre pays à cette économie.
Notons en guise d'exemple quelques points :
- Favoriser l'innovation (p. 132), le recours au brevet est seulement un moyen de défense, pourtant les dispositifs fiscaux favorisent les innovations brevetées... Une recommandation est donc écrite à ce sujet.
- L'édition de logiciels (p. 140), recommandation n° 37 : faire des "industries utilisatrices"
- etc...
La France est donc virtuellement riche, il serait temps de matérialiser l'immatériel par quelques embauches, et plus de profit. Certains n'ont pas attendu cette étude pour commencer et oser... la vague Web 2.0 en fait certainement partie (cocorico pour NetVibes, Wikio etc...). D'autres exemples ?
Sources :
29 septembre 2006
Nouveaux rédacteurs sur le Blog !
Nous informons nos fidèles lecteurs qu'à partir d'aujourd'hui, nous avons inclus en tant que rédacteurs du blog la nouvelle promo 2006-2007 des Innov'Infos !
Bienvenue donc à eux et j'espère que leurs articles vous plairont et surpasseront les nôtres!
27 septembre 2006
Petit encouragement pour chercheuses actives d'un emploi
La promotion 2005-2006 du Master 2 Innov'Info ayant été principalement féminine, voici un petit article pour ces jeunes femmes dynamiques à la recherche d'un emploi.
Aux Etats-Unis, l'entrepreuneriat féminin est encouragé notamment par le biais d'un concours : "Make Mine a $Million Business".
Cette article de l'Internaute nous présente le portrait des 20 femmes ayant été récompensées cette année. Vous constaterez qu'il faut parfois juste un brin d'imagination (ou de folie) pour faire de sa petite société, pas toujours très innovante en soi, une société très rentable...
Il me semble avoir entendu parler d'une boutique de chaussure ? pourquoi pas puisque certaines de ces gagnantes ont réussi à rentabiliser des produits à base de poire...
Pour en savoir plus, vous pouvez également consulter le dossier sur les femmes chefs d'entreprise de ce même magazine en ligne !
Pleins de conseils (en anglais) également disponibles sur le site du programme "Make Mine a $Million Business".
23 septembre 2006
Augmenter la réalité virtuelle avec le Mashup
Il y a quelques années, lorsque je jouais beaucoup aux jeux vidéos, je pestais contre les murs invisibles qui empêchaient mes voitures de rallyes de couper à travers champs et contre la fausse liberté de déplacement que possédaient mes personnages de jeux d'aventures. Je voulais pouvoir faire des courses sur les routes que je connaissais et faire partie d'une bande de ninjas avec mes amis qui occupe le territoire de notre village natal et qui cherche à l'agrandir...
Je n'imaginais pas que cela serait un jour possible, réfléchissant aux années qu'il faudrait pour modéliser toute la France dans ses moindres détails.
Et aujourd'hui on a le mashup: des sites web qui mettent à disposition des données et des fonctions qu'ils ont développées et d'autres sites web qui les exmploitent à leur manière.
Tout le monde connait Google Maps, qui permet d'observer de près les images satellites du monde entier. Je me suis donc fait il y a peu de temps la réflexion que ça y'est, on pourrait bientôt faire évoluer nos personnages de jeux vidéos dans des décors virtuels copiant celui de notre vie de tous les jours.
Je me rappelle je me suis dit: dans 5 ans on pourra le faire. Oui bon, c'est facile de se dire "dans 5 ans on pourra le faire", mais après tout rien ne permettait de prouver que le monde (ou une partie du monde) serait modélisé pour être "jouable" dans 5 ans. 5 ans ça parait peu finalement.
Et puis j'ai joué à cette application, pur produit mashup, qui ne paye pas de mine: Goggles flight sim, où l'on dirige un avion qui se déplace n'importe où dans le monde et qui peut tirer des boulets de canon et qui s'écrase si on descend trop. Il utilise les Google Maps.
Et puis on me parle du projet ville 3D des pages jaunes, qui permet de se balader dans Paris et Rennes modélisées en 3D. Cette fois, ce sont les données de l'IGN (Géoportail) qui sont utilisées.
Quand on sait qu'à la fois Google (pour le Monde) et Géoportail (pour la France) commencent à proposer des modélisations 3D de leurs cartes, moi je me dis que mon objectif 5 ans est peut être pas si mal que ça pour voir débarquer des elfes et des ninjas dans ma ville...
31 août 2006
Enquête Intelligence Economique
Les résultats de l'enquête de TROOVER lancée en juin 2006 sont disponibles depuis hier. Voici donc le profil-type du consultant en intelligence économique :
- un homme (62,24 %)
- de 25 à 35 ans (51,75 %)
- diplômé
d'un DESS en intelligence économique (30,77 %)
- d'une formation générale
bac +5 (60,14 %)
- de 2 à 5 ans d'expérience (25,17 %)
- en cdi (81,12
%)
- gagnant entre 30.000 à 35.000 Euros par an (20,28 %)
- en premier
poste (30,07 %)
- travaillant dans une société anonyme (50,35 %)
- de
plus de 250 personnes (39,86 %)
- qui n'est pas un cabinet en IE (20,98
%)
Rien de très surprenant, si ce n'est une expérience inférieure à 5 ans pour 1/4 des 186 personnes ayant répondu à l'enquête. Preuve, s'il en était besoin, que l'IE est un nouveau concept qui a encore tout à prouver en France. Les résultats complets sont disponibles ici.
03 août 2006
Les amies de mes amis sont mes amies
Le réseau social est à la mode, c’est évident. Et apparemment
le phénomène n’a pas échappé aux ingénieurs de Microsoft.
En effet, d’après cet article, le nouveau Windows Live Space (création de blog powered by Microsoft) sera disponible avec Windows Live Messenger et Windows Live Mail. En outre, il « vous permettra, par exemple, de rentrer en contact avec les amis (ou amies) de vos amis ».
Et là, on pense tout de suite à des outils de type Viaduc, LinkedIn, 6nergies. Sur le principe ca serait effectivement intéressant d’utiliser Messenger ou son compte Windows Mail pour entrer en contact avec les amies de mes amis. Voir même les amies des amis des amis de mes amis.
04 juillet 2006
Splog
InnIS en proie au splog !
Peut être avez-vous remarqués ces messages publicitaires, postés comme commentaires ou rétroliens, sur ce blog. (Michel Leblanc définit le splog sur son blog).
Nous avons choisi un système sans modération pour qu'InnIS soit le plus participatif possible...pas pour être le support d'une publicité innefficace, à l'opposé du permission marketing qui privilégie "des propositions ciblées auprès d'une population ciblée et consentante".


